C’est à l’ENSCI (Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle)-Les Ateliers qu’Alban formalise 
son apprentissage du design. Il en sort diplômé en 2001, et assiste ensuite pendant plusieurs années 
les frères Bouroullec, dont le studio constitue sa deuxième école. Il crée son studio de design en 2007, 
et embrasse une grande variété de projets. 
Alban se défend d’avoir un savoir-faire particulier, mais revendique « une sensibilité pragmatique ou technique ». 
Au fil du temps, il s’est constitué une « bibliothèque mentale, gestuelle », qui grandit avec chaque projet. 
Et c’est un perpétuel renouvellement, dans lequel le temps est un élément important. 
Il faut en effet soumettre une idée à l’épreuve du temps, et se saisir du moment où elle trouve sa forme juste. 
« Dans l’élaboration d’un projet, il y a toujours ce moment intense où tout prend du sens. 
C’est un moment très fugace, c’est comme un emboîtement conceptuel, il s’ensuit une frénésie productive 
pour rester collé à cette image mentale. »